Par un subtil mélange d'influences européennes
et orientales, souvent gai et surprenant, la grande variété
architecturale de Moscou est représentative de la diversité
ethnique du peuple russe, et par la richesse artistique de ses monuments
l'empreinte d'une grandeur culturelle et spirituelle millénaire.
Par ses statues de métal aux formes brutes soutenues par de lourds
socles de marbre et de granit, Moscou incarne une force, une solidité
typiquement russe. Enfin, n'oublions pas les "cubes" de bétons gris
de l'époque soviétique jetés ça et là,
qui donnent un certain cachet à la ville, mais dont je vous dit
sans rougir que je m'en passerai bien !
Sous
la Russie de Kiev, le village Moscou est mentionné pour la première
fois dans les chroniques en 1147. Le kremlin, fortification à l'intérieur
de la cité, se dresse depuis 1156, d'abord en bois comme dans chaque
ville russe de l'époque. Sous le règne d'Ivan III (1462-1505),
Moscou devient la capitale d'un nouvel état, et le kremlin, entouré
d'une muraille de brique rouge, devient devient un fabuleux ensemble d'église
et de palais symbolisant l'unité du pouvoir politique et religieux.
Depuis lors, chaque siècle y léguera un bâtiment, et
personne ne négligera de restaurer ce site symbole de la civilisation
russe.
A 71 km au nord-est de Moscou, Serguiev Possad, dite Zagorsk
à l'époque soviétique, est un haut lieu de culte pour
l'orthodoxie. Depuis le XVe siècle s'y trouve un monastère
de premier rang, appelé laure de la Trinité-Saint-Serge.
Ivan le Terrible y fit construire au XVIe siècle un ensemble
grandiose de cathédrales et de palais, serti dans un mur d'enceinte.
La laure domine depuis lors la cité. Cet ensemble compte parmi la
constellation d'églises qui se dressent entre Moscou et la Volga,
et que l'on nomme "l'Anneau d'Or".