Fondée
en 1628 par les cosaques, à l'endroit où la rivière
Katcha jette ses eaux dans l'Iénisseï, cet ancien fort militaire
reçu le statut de ville en 1690, au moment où la Sibérie
est officiellement relié à la Russie.
La ville compte aujourd'hui 920 000 habitants, soit presqu'un
tiers de la population du territoire qu'elle administre. C'est une ville
très développée industriellement, ainsi qu'au niveau
de l'enseignement supérieur. Les soviétiques
y ayant installé des industries d'armement nucléaire, la
ville fut interdite à toute visite étrangère
jusqu'en 1991.
Aujourd'hui la ville est ouverte, les étudiants
sont branchés sur le net, et les visiteurs sont les bienvenus même
si le tourisme n'est pas encore très développé.
L'hiver recouvre la ville de neige et de glace de début
novembre à fin avril, la température descent allègrement
jusqu'à -50°C, puis trois petits mois sont laissé à
un été chaud.
Krasnoïarsk a des charmes que l'on ne soupçonnerait
pas à une ville du fin fond de la Sibérie, notamment dans
les rues du centre épargnée par l'urbanisation soviétique.
C'est une ville avec beaucoup d'espaces et de nombreux arbres. Et puis
le grandiose Iénisseï et ses îles donnent à la
ville une dimension particulière. En voici un aperçu.